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<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"><channel><title>De la philo dans les oreilles</title><link>https://audioblog.arteradio.com</link><description>Projet de philosophie, en libre écoute.Avec l’équipe de la médiathèque Louis Aragon de Fontenay-sous-Bois, nous avons envie de partager avec vous un moment de philosophie accessible à tous à partir de 15 ans.Retrouvez nous chaque semaine autour d'un thème choisi.</description><language>fr</language><pubDate>Fri, 01 May 2020 13:43:48 +0200</pubDate><copyright>Copyright 2020 Médiathèque Louis Aragon</copyright><image><title>De la philo dans les oreilles</title><url>https://sons-audioblogs.arte.tv/audioblogs/v2/blog/17079/origin_17079_kNoIu.png</url><link>https://audioblog.arteradio.com</link></image><itunes:author>Médiathèque Louis Aragon</itunes:author><itunes:image href="https://sons-audioblogs.arte.tv/audioblogs/v2/blog/17079/origin_17079_kNoIu.png"/><itunes:owner><itunes:email>mediatheque.fsb@gmail.com</itunes:email><itunes:name>Les audioblogs par ARTE Radio</itunes:name></itunes:owner><itunes:category text="Society &amp; Culture"/><itunes:explicit>false</itunes:explicit><item><title>Quand est-on vraiment soi-même?</title><link>https://audioblog.arteradio.com/blog/147167/podcast/148893</link><pubDate>Tue, 26 May 2020 11:20:09 +0200</pubDate><description>Pour achever, en quelque sorte, nos réflexions sur ce thème inépuisable de Quand est-on vraiment soi-même, je vous propose de nous intéresser maintenant à la pensée de Socrate, et à sa fameuse citation « Connais-toi toi-même ».Connais-toi toi-même :Cette formule ornait déjà le fronton du temple d’Appolon, à Delphes (sanctuaire grec) au IVème siècle avant J-C. A cette époque, qui ignorait tout de l’introspection, elle résonnait d’abord comme une exhortation à davantage de sagesse et d’humilité : prends conscience de ton humanité, ne cherche pas à rivaliser avec les dieux. Sache que tu es mortel, et non divin.Mais Socrate va donner une toute autre signification à ce précepte : « sache qu’il y a en toi un principe d’excellence qui doit guider tes actions : la raison ».C’est une des maximes fondatrices de la philosophie, qui signifie que la raison est le guide universellement bon de l’action pour l’être humain.Pourquoi ?Pour être quelqu’un de bien, au double sens de faire le bien et d’être heureux, car l’un ne va pas sans l’autre.Pour Socrate, se connaître soi-même, c’est savoir donner le meilleur de nous-même. Ça veut dire, gagner par la raison et l’intelligence en toute situation. Il s’agit donc d’être conscient de ce qu’on fait et des raisons pour lesquelles on le fait. Cela place évidemment l’être humain au centre de sa vie et en responsabilité de faire les choix qui lui correspondent.Qui est concerné ?Tout le monde ! Socrate était connu pour être un philosophe de la rue. Il passait son temps à haranguer les passants pour leur demander ce qu’est le bonheur et comment chacun prend sa décision dans la vie. Pour le philosophe, le simple fait de s’interroger sur ce qui est bon pour soi  - de la plus basique interrogation de pourquoi mettre ce jean plutôt que cet autre, à la plus complexe de pourquoi consacrer sa vie à tel métier par exemple, est le premier pas pour nous rendre meilleur.En résumé, on pourrait dire que cette fameuse phrase nous invite, grâce à notre raison, à savoir qui on est, afin de mener la meilleure vie possible, une « vie bonne ». C’est en se connaissant, en cherchant en lui-même, que l’homme peut trouver la sagesse. La philosophie de Socrate rayonne encore aujourd’hui. Même les philosophes les plus éloignés de ces principes en ont discuté et débattu, tels Nietzsche ou Kierkegaard.Deux questions essentielles sont posées par Socrate :Connais-toi toi-même : pour y trouver quoi ? Par quel moyen ?</description><author>mediatheque.fsb@gmail.com (Médiathèque Louis Aragon)</author><guid isPermaLink="false">f9158e53-e0dd-41fd-bb26-582ee99add53</guid><enclosure url="https://sons-audioblogs.arte.tv/audioblogs/v2/sons/147167/148893/podcast_148893_8ZuGt.mp3" type="audio/mpeg" length="27286203"/><itunes:summary>Pour achever, en quelque sorte, nos réflexions sur ce thème inépuisable de Quand est-on vraiment soi-même, je vous propose de nous intéresser maintenant à la pensée de Socrate, et à sa fameuse citation « Connais-toi toi-même ».Connais-toi toi-même :Cette formule ornait déjà le fronton du temple d’Appolon, à Delphes (sanctuaire grec) au IVème siècle avant J-C. A cette époque, qui ignorait tout de l’introspection, elle résonnait d’abord comme une exhortation à davantage de sagesse et d’humilité : prends conscience de ton humanité, ne cherche pas à rivaliser avec les dieux. Sache que tu es mortel, et non divin.Mais Socrate va donner une toute autre signification à ce précepte : « sache qu’il y a en toi un principe d’excellence qui doit guider tes actions : la raison ».C’est une des maximes fondatrices de la philosophie, qui signifie que la raison est le guide universellement bon de l’action pour l’être humain.Pourquoi ?Pour être quelqu’un de bien, au double sens de faire le bien et d’être heureux, car l’un ne va pas sans l’autre.Pour Socrate, se connaître soi-même, c’est savoir donner le meilleur de nous-même. Ça veut dire, gagner par la raison et l’intelligence en toute situation. Il s’agit donc d’être conscient de ce qu’on fait et des raisons pour lesquelles on le fait. Cela place évidemment l’être humain au centre de sa vie et en responsabilité de faire les choix qui lui correspondent.Qui est concerné ?Tout le monde ! Socrate était connu pour être un philosophe de la rue. Il passait son temps à haranguer les passants pour leur demander ce qu’est le bonheur et comment chacun prend sa décision dans la vie. Pour le philosophe, le simple fait de s’interroger sur ce qui est bon pour soi  - de la plus basique interrogation de pourquoi mettre ce jean plutôt que cet autre, à la plus complexe de pourquoi consacrer sa vie à tel métier par exemple, est le premier pas pour nous rendre meilleur.En résumé, on pourrait dire que cette fameuse phrase nous invite, grâce à notre raison, à savoir qui on est, afin de mener la meilleure vie possible, une « vie bonne ». C’est en se connaissant, en cherchant en lui-même, que l’homme peut trouver la sagesse. La philosophie de Socrate rayonne encore aujourd’hui. 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Quels peuvent être la nature de mes rapports à l’autre ?Chez Sartre, l’intersubjectivité  - ce qui se produit entre deux personnes, deux sujets humains, passe par le corps :Nous sommes nous-même, en fonction du regard d’autrui : pour résumer, nous nous définissons en tant qu’individu et nous comportons en fonction de la façon dont les autres nous perçoivent et nous collent une sorte d’étiquette. Autrui nous renvoie, en quelque sorte, à l’image de nous-même, ce qui nous pousse à agir en fonction de la façon dont nous pensons que les autres souhaiteraient nous voir. Nous pensons donc être figés dans cette image étriquée, cette étiquette. Or, la prise de conscience de cette image fausse, nous pousse à vouloir nous en débarrasser et à agir pour sortir de cette condition qui nous enferme.  Nous sommes donc vraiment nous-même à partir du moment où nous prenons conscience de notre liberté d’agir et à l’instant où nous mettons tout en place pour sortir de cet enfermement.Un exemple qui pourrait illustrer cette problématique est celui de la honte : la honte renvoie à soi et est conscience de nous-même. Ainsi, nous imaginons que quelqu’un nous épie par le trou de la serrure, et cela nous transforme, d’une certaine manière, en objet pour autrui. Nous nous ajustons donc en fonction du regard et du jugement que les autres portent sur nous. Ainsi, la honte nous empêcherait d’être nous-même. Cependant, le sentiment de notre liberté nous permet de mettre de côté cette peur du regard d’autrui et nous amène à la dépasser : nous devenons ainsi nous-mêmes en choisissant qui nous voulons être et en nous libérant de ces jugements qui nous figent et réduisent nos identités.“La honte est honte devant quelqu’un … Autrui est le médiateur indispensable entre moi et moi-même : j’ai honte de moi tel que j’apparais à autrui” (L’Etre et le Néant)</description><author>mediatheque.fsb@gmail.com (Médiathèque Louis Aragon)</author><guid isPermaLink="false">c9b7102f-5c21-4fd2-b7ec-3682b038af08</guid><enclosure url="https://sons-audioblogs.arte.tv/audioblogs/v2/sons/147167/148616/podcast_148616_q6eCl.mp3" type="audio/mpeg" length="17128011"/><itunes:summary>Toujours dans notre thème « Quand est-on vraiment soi-même ? », je vous propose de nous intéresser maintenant à la philosophie Sartrienne, et notamment à la question de l’intersubjectivité, c’est à dire au rapport à autrui, l’autre « ce moi qui n’est pas moi », et qui est au coeur de la pensée de Jean-Paul Sartre.Le philosophe pose en effet les questions suivantes : l’autre est-il synonyme de liberté ? Puis-je exister sans autrui ? Quels peuvent être la nature de mes rapports à l’autre ?Chez Sartre, l’intersubjectivité  - ce qui se produit entre deux personnes, deux sujets humains, passe par le corps :Nous sommes nous-même, en fonction du regard d’autrui : pour résumer, nous nous définissons en tant qu’individu et nous comportons en fonction de la façon dont les autres nous perçoivent et nous collent une sorte d’étiquette. Autrui nous renvoie, en quelque sorte, à l’image de nous-même, ce qui nous pousse à agir en fonction de la façon dont nous pensons que les autres souhaiteraient nous voir. Nous pensons donc être figés dans cette image étriquée, cette étiquette. 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Ces injonctions s’affichent aussi sur les couvertures des livres de développement personnel et sur les réseaux sociaux. Les influenceurs les plus connus dispensent sur Instagram, à leurs milliers d’abonnés, des conseils dédiés à l’image et partagent à longueur de journée des routines beauté pour espérer obtenir le même tient parfait qu’eux, ou les photos de la dernière destination à la mode où il faut absolument se rendre pour faire des selfies.Ces stars des réseaux sociaux, aux millions de followers, invitent paradoxalement leurs fidèles à être « soi-même » en les imitant, créant ainsi une communauté d’abonnés aux désirs – et parfois aux frustrations – identiques.correspondre en permanence à l’impératif « sois-toi même »est le meilleur moyen de ne pas y parvenir.Absurde ? Oui, mais ainsi va la vie en société remarque Jean-Jacques Rousseau, à une époque où les salons littéraires tenus par des personnalités mondaines et où les correspondances écrites jouent le rôle de réseau social, certes très sélect, mais mieux vaut en être pour espérer récolter des Like. Ne supportant plus les critiques dont il fait l’objet et tout le ballet des conventions sociales qui l’aliènent et l’éloignent, dit-il, de sa véritable personnalité, le philosophe se retire de la communauté de ses semblables : « Je quittai le monde et ses pompes, je renonçai à toute parure, plus d’épée, plus de montre, plus de bas blancs, de dorure, de coiffure, une perruque toute simple, un bon gros habit de drap, et mieux que tout cela je déracinai de mon coeur les cupidités et les convoitises qui donnent du prix à tout ce que je quittais ».Comment s’accomplir sans la société, sans les autres ? Existe-t-il d’autres manières d être en cohérence avec son « soi profond » en évitant un individualisme extrême, qui draine avec lui bien des illusions ?La question fondamentale serait peut-être plutôt : comment exister de manière juste ?Une autre approche existe, proposée par les stoïciens, qui consiste à décider du sens de son existence, à se choisir.</description><author>mediatheque.fsb@gmail.com (Médiathèque Louis Aragon)</author><guid isPermaLink="false">aca76e3d-a547-498e-9e72-0aef08bca416</guid><enclosure url="https://sons-audioblogs.arte.tv/audioblogs/v2/sons/147167/147929/podcast_147929_0VfCu.mp3" type="audio/mpeg" length="39259947"/><itunes:summary>Quand est-on vraiment soi-même ?« Sois toi-même », « deviens toi-même », ces expressions sont très répandues, notamment dans la communication publicitaire, où l’on voit fleurir des slogans comme « Deviens ce que tu es es » (Lacoste), ou « Venez comme vous êtes » (McDonald’s). 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Oui, mais ainsi va la vie en société remarque Jean-Jacques Rousseau, à une époque où les salons littéraires tenus par des personnalités mondaines et où les correspondances écrites jouent le rôle de réseau social, certes très sélect, mais mieux vaut en être pour espérer récolter des Like. Ne supportant plus les critiques dont il fait l’objet et tout le ballet des conventions sociales qui l’aliènent et l’éloignent, dit-il, de sa véritable personnalité, le philosophe se retire de la communauté de ses semblables : « Je quittai le monde et ses pompes, je renonçai à toute parure, plus d’épée, plus de montre, plus de bas blancs, de dorure, de coiffure, une perruque toute simple, un bon gros habit de drap, et mieux que tout cela je déracinai de mon coeur les cupidités et les convoitises qui donnent du prix à tout ce que je quittais ».Comment s’accomplir sans la société, sans les autres ? Existe-t-il d’autres manières d être en cohérence avec son « soi profond » en évitant un individualisme extrême, qui draine avec lui bien des illusions ?La question fondamentale serait peut-être plutôt : comment exister de manière juste ?Une autre approche existe, proposée par les stoïciens, qui consiste à décider du sens de son existence, à se choisir.</itunes:summary><itunes:keywords>philosophie, stoïcien, fontenaysousbois, médiathèque, rousseau</itunes:keywords><itunes:duration>00:19:48</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:author>Médiathèque Louis Aragon</itunes:author><itunes:image href="https://sons-audioblogs.arte.tv/audioblogs/v2/sons/147167/147929/origin_147929_47lI8.jpeg"/></item><item><title>Quand est-on vraiment soi-même ? </title><link>https://audioblog.arteradio.com/blog/147167/podcast/147168</link><pubDate>Fri, 01 May 2020 13:51:06 +0200</pubDate><description>« Quand est-on vraiment soi-même ? »Il existe bien sûr de multiples chemins qui mènent à soi, dans l’ouverture à autrui, ou la solitude, l’action ou la contemplation.Dans un premier temps, nous allons nous pencher sur l’œuvre de Jean-Jacques Rousseau, philosophe du 18ème siècle et véritable artisan d’une révolution de l’authenticité. Nous examinerons sur quels fondements sa pensée est articulée et je lirai des extraits des « Rêveries du promeneur solitaire », dix promenades écrites  entre 1776 et 1778, à la fin de sa vie.</description><author>mediatheque.fsb@gmail.com (Médiathèque Louis Aragon)</author><guid isPermaLink="false">8c979721-9152-45a6-af6c-3faf33f30b25</guid><enclosure url="https://sons-audioblogs.arte.tv/audioblogs/v2/sons/147167/147168/podcast_147168_cWmSq.mp3" type="audio/mpeg" length="17511306"/><itunes:summary>« Quand est-on vraiment soi-même ? »Il existe bien sûr de multiples chemins qui mènent à soi, dans l’ouverture à autrui, ou la solitude, l’action ou la contemplation.Dans un premier temps, nous allons nous pencher sur l’œuvre de Jean-Jacques Rousseau, philosophe du 18ème siècle et véritable artisan d’une révolution de l’authenticité. 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