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Ladescente

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Ceci est un voyage largement imaginaire... mais il n'est pas interdit aux téméraires de le rendre réel. lire plus lire moins

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Les rames à la main 01:01

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À trop attendre les volontaires, je suis parti seul. J'ai pris une chambre à l'hôtel Indigo, quatre murs et les volets clos, recroquevillés sur eux-mêmes dans une lutte dérisoire pour garder un peu de la fraîcheur de la nuit d'été. J'attends. Le soir tombé, je lis sous la lampe de chevet ou bien je remplis ce carnet. Il n'y a plus de téléphone pour me déranger. J'ai une trentaine d'années et je vais entreprendre un voyage sous le soleil. Les rivières y sont nombreuses et mon canot, construit cet hiver, me mènera à la dérive au milieu de flots verts, silencieux et accueillants. Je l'ai dit, personne n'a jugé utile ou intéressant de me suivre, de larguer les amarres à ma suite. C'est un rêve que l'on fait à vingt ans, rarement le réalise-t-on la trentaine passée. C'est pourtant le bon âge pour cela. Je bagage léger, un sac en toile avec un duvet, une cafetière italienne, un carnet, déjà mentionné, une lampe tempête. Je ne sais pas quand je reviendrai, sans doute pour l'automne, mais cet horizon... Je fais comme si l'été ne devait jamais finir, cette chaleur jamais tomber, et je le fais bien. Je veux que l'ombre soit toujours aussi tranchante, le soleil toujours aussi haut. lire plus lire moins


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Early seconds 01:24

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Les premières secondes, les premières brasses sont celles qui, le plus, me donnent l'impression d'une liberté sans limites. Loin des chemins et des hommes, hormis mes deux compagnons en qui se concentre le meilleur de l'espèce, je ne crois pas qu'il y ait solution plus simple et plus accessible que la rivière pour qui se sent à l'étroit dans l'existence.<br /> Je suis à l'arrière ce matin et je peux cependant affirmer que même me tournant le dos et pagayant dans les eaux calmes, je sais qu'Eric et Julien sourient. Ils semblent revenus de toutes les béatitudes et apprécient, peut-être plus que moi encore, ces chemins jamais définis car sans cesse retracés d'eau. Tout un monde s'y déploie et nous ressentons comme un vif et solennel honneur d'en être encore cette fois, comme au premier jour du monde, comme un appel qui, sans s'imposer, ne se refuse pas. lire plus lire moins


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Sous les paupières 00:56

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J'ai su que j'étais réveillé avant d'avoir pu me le dire à moi-même. Sur le dos, entre les deux rosées j'ai d'abord cru à une blessure. Je <em>voyais</em> du sang, au plus près de mes yeux. Il a fallu quelques secondes pour que je comprenne que c'était le soleil déjà haut ? et sa lumière filtrée par mes paupières. Quelle heure était-il? Péniblement je me redressai sur les coudes et vis que nous avions tous les trois dormi autour du feu, dont il ne restait plus que des cendres. Des cendres dans lesquelles je trouvais mes deux godasses, et mes jambes qui en partaient pour venir me donner forme humaine. Un petit serpent de fumée bleue s'élevait tout en reptation vers le ciel; le vent tombé, la journée promettait d'être belle. Étincelant, le soleil nous harcelait autant qu'il chassait les mauvais rêves de la nuit. Eric rapporta une pleine vache à eau de la rivière et Julien mit la cafetière sur quelques braises mises à jour sous les cendres. Une heure plus tard, nous étions partis. lire plus lire moins


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Canot (à l'eau) 01:22

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La mise à l'eau a été plus tardive que prévue, faute de trouver un endroit propice à cela et d'avoir su bien gérer notre intendance. Nous sommes donc, mes compagnons et moi, partis en fin d'après-midi. Comme le temps était clair, nous avons décidé, sur proposition d'Eric, de faire une étape de nuit après notre premier dîner. Les braises étaient encore vives que nous sommes remontés à bord du canot. L'eau était noire, mais le courant modéré, et ces premières heures sur l'eau nous avaient tant ravis que nous n'avons pas résisté à quelques heures de lente dérive. Malheureux ou naïfs, c'était sans compter sur un rétrécissement violent de la rivière qui, sur trois ou quatre kilomètres, s'est faite rapides. L'accélération violente, la collision avec quelques rochers à fleur d'eau, mais rendus invisibles par l'obscurité, nous a fait chavirer alors que nous croyions sortir de la passe. Ce furent des minutes terribles où, saisis par l'eau glacée, je me suis vu mourir. La main forte et secourable de Julien a empêché de cela, tandis qu'Eric, miraculeusement, parvenait à empoigner le canot et à rejoindre la berge, quelques dizaines de mètres plus bas. Et maintenant, autour d'un feu réconfortant, nous avalons une mauvaise soupe et essayons de sécher. Dans trois heures au plus, il fera jour. lire plus lire moins


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Un précurseur 00:41

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"Henry David Thoreau, né David Henry Thoreau le 12 juillet 1817 à Concord (Massachusetts) où il est mort le 6 mai 1862, est un essayiste, philosophe, mémorialiste et poète américain.Il est surtout connu pour Walden, ses réflexions sur une vie simple loin de la technologie, dans les bois, ainsi que pour La Désobéissance civile, où il argumente l'idée d'une résistance individuelle à un gouvernement jugé souvent injuste.Les livres, articles, essais, journaux et poésies de Thoreau remplissent vingt volumes. Parmi ses contributions les plus importantes on trouve ses écrits sur l'histoire naturelle et la philosophie, où il anticipe l'écologie et l'histoire environnementale, deux des sources de l'environnementalisme et des tenants de la décroissance aujourd'hui.Il fut abolitionniste toute sa vie, faisant des conférences attaquant les lois régissant les esclaves évadés et capturés, louant le travail de Wendell Phillips et de l'abolitionniste John Brown. Sa philosophie de résistance non violente influencera plus tard la pensée et les actions de figures telles que Tolstoï, Gandhi et Martin Luther King.En exaltant l'individualisme et une certaine forme d'oisiveté dans la communion avec la nature, Thoreau nous invite à explorer les « provinces de l'imagination ».(Source: Wikipedia) lire plus lire moins


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Hôtel Indigo 03:32

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La chose est incroyable, mais c'est ici, à l'hôtel Indigo que j'ai rencontré deux compagnons pour la route. Je ne sais rien d'eux, mais le silence avec lequel nous nous sommes entendus en dit long sur la direction qu'ils sont prêts à prendre. Demain, nous embarquons pour une longue descente, une vie au fil de l'eau. Nos escales seront nos bivouacs. Je ferme les yeux et vois le scintillement du soleil sur l'eau, je sens sa fraîcheur, le feu le soir, à l?étape. Je l?ai assez entendu, cette entreprise serait le début de la fin; si c?est cela, alors hâtons-nous d?en finir. J'éteins la lampe, je vois les rayons de la lune passer au travers des volets. Il n'y a pas un souffle d'air. Je sais mes compagnons dans la même attente de l'aube. Demain, tout à l'heure, nous mettrons le canot à l'eau.<br /> lire plus lire moins


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