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J'écris un roman familial qui commence en Sicile et finit à Lausanne. Pour ce faire, j'ai bénéficié d'une bourse de la Fondation Edouard et Maurice Sandoz. Elle m'a permis de me consacrer au projet pendant une année à temps plein. Je suis parti. J'ai vécu plusieurs mois dans un petit village, dans la province de Messine. Photographies, enregistrements, écriture. C'est comme un butin, mais ça n'a pas de prix.

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J'ai vécu dans un village sicilien de février à juin 2007. J'ai enregistré des entretiens avec des membres de ma famille et des villageois. Depuis mon retour, je promène mon micro de-ci de-là. J'écoute en vue d'un roman. ------ Ce site est le pendant audio de www.letransblog.net ------ Ho vissuto in un paese siciliano tra febbraio e giugno 2007. Ho intervistato membri della mia famiglia e abitanti del paese. Lo scopo è scrivere un romanzo. lire plus lire moins

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New York: six jours en six minutes 06:27

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Il y a un an, mon père, mon frère et moi sommes allés à New York. C'est mon frère qui a eu cette idée. Retourner à New York, mais avec papa. New York: six jours en six minutes et six photos. Les photos sont ici: http://www.letransblog.net/2012/08/new-york.html Quant au clip sonore, il y a, dans l'ordre, mais profusément: le matin du départ; Ellis Island et l'arrière-grand-père; un marché sur un trottoir de la 34e rue, "Beats by Dr Dre..." et les prédicateurs aux prises avec un sceptique, "Read Romans again..."; il y a un choeur dans le parc et la fanfare de la police à deux pas, sur la 5e avenue dont un tronçon, ce jour-là, est fermé au trafic; il y a le repos bien mérité dans un square et le bilan provisoire de mon père sur "la vie américaine"; il y a le quartier de Little Italy, dans le Bronx, et les rumeurs de la ville; une pause dans la chambre avec un jeu télévisé; un pianiste assez relax, dans le hall qui résonne; des promeneurs, un cheval, une course à pied; il y a les musiciens latinos, dans le métro, retour du Queens; la fête de San Gennaro, bruyante et graisseuse; et puis il y a ce saxophoniste qui m'a laissé l'enregistrer. Il n'y avait plus personne dans les parages, mais il a continué à jouer. Je l'ai remercié d'un signe de tête. Il s'est penché, lui aussi, et en m'éloignant je me suis dit: "Ça, ce sera mon générique..." lire plus lire moins


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Lo Stagionale (6) 05:05

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Dernier cours. Alvaro Bizzarri, Lo Stagionale, 1972. Début du film. Ensuite, M. Durous lit un dernier extrait de Victor le conquérant. Le saisonnier Cornelio: "Si j'avais su, alors, que mon existence en Suisse allait durer plus de trente ans, j'aurais pris le train de retour le soir même!" Fin du cours en chanson. Michel Bühler, "Les immigrés". C'est pas par plaisir qu'ils voyagent... lire plus lire moins


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Statut: saisonnier (5) 06:05

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Avant-dernier cours. M. Durous commente une série de graphiques. Premier schéma: nombre d'étrangers en Suisse de 1900 à 2000. Deuxième schéma: "la courbe italienne". Le film du soir: Alex Mayenfisch, Statut: saisonnier http://www.climage.ch/qsPortal/Home.asp?C=104&N=311 Spécialité suisse: le permis "A". On ne peut séjourner que neuf mois par année dans le pays. Les trois autres mois, on rentre chez soi. Pas de bail à loyer. Pas de regroupement familial. L'obtention du permis "B" (permis annuel) est soumise à des conditions strictes. On a délivré en tout sept millions de permis "A". "Je dis bien sept millions, pas septante mille ou sept cent mille..." On entend la fin du film. Témoignage d'un retraité. Il dit: "le coudron". Vingt années. "Travaillais tous les jours... Ils sont longs." Au générique, Pino Masi. La Suisse nous accueille à bras fermés. http://digilander.libero.it/gianni61dgl/pinomasi.htm lire plus lire moins


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Pagine di vita (4) 06:14

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Quatrième séance du cours. Présentation de Nino Jacusso. Deux courts extraits, en l'espèce deux chansons tirées de Emigrazione et Ritorno a casa. La première est chantée par Claudio Villa: "Terra straniera". Questa tristezza, questa nostalgia sono il ricordo dell'Italia mia. M. Durous chante les premières mesures de "La Mamma". Il fait remarquer, en passant, que tous les footballeurs suisses d'origine italienne (qu'il a rencontrés pour son livre Des Azzurri chez les Helvètes) se souviennent de leurs vacances d'été. Le film du soir: Alvaro Bizzarri, Pagine di vita dell'emigrazione. M. Durous abordait très régulièrement le thème des saisonniers dans son enseignement. Question et remarques à ce propos: ce thème était-il officiellement au programme, à l'école? lire plus lire moins


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Il Treno rosso (3) 05:48

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Retour sur les films de la séance passée. Quelle était l'attitude des entreprises, des gouvernements et des syndicats vis-à-vis des travailleurs italiens? Un mot sur le déchirement: un pied ici, un pied là-bas. Les films de ce soir: Peter Ammann, Il Treno rosso; Villi Hermann, San Gottardo. http://www.imagofilm.ch/sgottardo/index.php?lang=fra&page=sinossi Un mot sur les morts du Saint-Gothard. Le premier film commence en musique. Io cerco l'uomo nuovo e sono stanco Può mica darmi un pò di vino bianco? Io cerco l'uomo nuovo e non so più che fare Chissà se è meglio andare o se restare? lire plus lire moins


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Braccia si, uomini no (2) 04:57

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Deuxième séance du cours sur les immigrés italiens. On réagit au film de la semaine passée. On est frappé par les habits du dimanche. "Le dimanche, c'était sacré. On s'habillait bien?" Ce soir, le documentaire a pour objet l'initiative populaire de 1970, qui visait à contrecarrer la dite "surpopulation étrangère" (Überfremdung): http://www.ideesuisse.ch/206.0.html?&L=1 Nombreuses votations du même genre au cours du siècle. On fait remarquer que les Suisses ont toujours vonté contre. (On ne peut plus dire cela aujourd'hui ? 9 février 2013.) Le film est de Peter Ammann. Il s'intitule Braccia sì, uomini no http://www.ideesuisse.ch/255.0.html?&no_cache=1&L=1&tx_ttnews[tt_news]=1114&tx_ttnews[list]=674%2C533%2C739%2C1114%2C1109%2C531%2C741%2C673&tx_ttnews[backPid]=206&cHash=183cdf4bf9 Référence à Max Frisch. Le cas des saisonniers: http://archives.tsr.ch/dossier-permisa Les enfants cachés. La "petite école": on appelait comme ça l'école des enfants clandestins. Nouvelles réactions: il y avait des écoles "normales" où ces enfants étaient acceptés. lire plus lire moins


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Siamo italiani (1) 05:45

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"À cette époque, l'étranger c'était l'Italien." Première séance d'un cours de l'université populaire de Lausanne intitulé "Le temps des immigrés italiens en Suisse". Plusieurs documentaires sont au programme. On commence par Siamo italiani (Die Italiener), de Alexander Seiler, Rob Gnant et June Kovach: http://www.artfilm.ch/siamoitalianiseptemberwind.php?&id=siamoitalianiseptemberwind&suche=dvds&lang=f Le cours est animé par Raymond Durous, qui lit des extraits de deux de ses livres, parus aux éditions de L'Aire: Des Azzurri chez les Helvètes http://www.editions-aire.ch/details.php?id=1374 et Victor le conquérant http://www.editions-aire.ch/details.php?id=1225 Pendant qu'on regarde le film, il passe des images au rétroprojecteur. Sur l'une d'elles, la vitrine d'un café. On y a collé une affichette où il est écrit: "PROIBITO rigorosamente l'ingresso agli Italiani! Eintritt für Italiener verboten!" lire plus lire moins


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Rattrapage 04:01

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Extrait n°5. On est le 1er novembre 1990. Il est tard. Alessandro, le fils de Carmelo, a quinze ans. Il fait ses devoirs. Il est seul à la maison. Texte lu par: Sandro Santoro http://www.sandrosantoro.com/ lire plus lire moins


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Barbaro 04:43

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Extrait n°3. On est le 1er novembre 1960. C'est la Fête des Morts. Carmelo a quinze ans. Il installe des ampoules dans le cimetière de Rocca Rossa. Pour illuminer les tombes. Il y a un homme. Il veut sept ampoules. Texte lu par: Sandro Santoro http://www.sandrosantoro.com/ lire plus lire moins


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Per la campagna no 02:46

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Mon grand-oncle m'a emmené sur son tracteur dans la campagne. Il m'a expliqué les fontaines, les plantes, les tuteurs des vignes en bois de châtaignier. Il y avait une dame. Elle a vécu en Suisse, comme la plupart des villageois. Elle me demande d'où je viens. Elle me dit que c'est bien de venir ici... mais "pas pour la campagne". Elle dit: "La Sicile est belle, mais..." Et elle ne termine pas sa phrase. Lo zio Filippo mi porta in campagna. Mi spiega tante cose. C'è una signora. Mi dice che vale la pena venire in Sicilia, "ma per la campagna no". Dice: "La Sicilia è bella, però..." E lascia la frase in sospeso. lire plus lire moins


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