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Revue radiophonique : Arts, Sciences Humaines & Sociales
Sonorités : Entretiens, reportages, pastilles


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Entretien avec Dominique Boivin, Cie Beau Geste, à propos du duo chorégraphique "Transport exceptionnel".
Transport exceptionnel est une pièce qui travaille des aller retour entre la terre et le ciel, chaque chose est donnée pour elle même tout comme elle porte en elle un choix plus métaphorique. Ainsi Transport exceptionnel n'est rien d'autre qu'une grosse machine dont le déplacement sur un véhicule nécessite cette appellation ? ce qui est donné ? ce que cette engin soulève comme figure de style, dans sa manipulation avec un danseur, c'est la notion de transport comme élévation.
Comment transformer un matériaux, le faire passer du solide à l'état gazeux ?
Tout le mouvement de la proposition chorégraphique, entre le danseur et la machine, relance les thème de l'idéalité en passant par le mode élégiaque, courtois, puis lyrique. Tantôt la machine se refuse au danseur et le laisse entamer sa complainte tel Ovide suppliant Corinne de lui ouvrir la porte de la maison. Tantôt le danseur prouve sa bravoure à sa belle et se laisse porter par son amour. Il y a tout une palette de l'histoire amoureuse entre ce duo qui semblait antagoniste.
Il y a aussi toute l'histoire de l'homme et de la technique comme celui qui met le monde en chantier, entre le mouvement d'extraction (pillage de la terre, destruction, le monde comme un gruyère) et de construction (investir le monde, l'habiter, le célébrer).
C'est donc une relation qui s'effectue par la passe, la passation des force de la terre à celle de l'homme des forces de l'homme à celle de la machine et de la machine à l'homme.
Entretien réalisé lors de la 5° édition du festival de Danse "On Marche" à Marrakech
Durée : 45mn
 
DANSE / DOMINIQUE BOIVIN - a bout de souffle le 29/01/2010 à 15:43  - <html> 0 commentaire(s)
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Entretien avec Eric Lamoureux à propos de Danse de Pièze. Duo Chorégraphique d'Eric Lamoureux et d' Héla Fattoumi.
Centre Chorégraphique National de Caen
La pièce est un enchainement de mouvement qui offre à voir la sollicitation et la naissance de la sensualité. Les corps circonscrit sur un tapis conducteur fait de cuivre, sont tantôt un miroir par lequel appréhender ses contours tantôt le miroir déformant qui invite à faire du je un écart. Première image de Narcisse, reflet dans l'eau vers lequel tout le corps se penche. La matérialité de l'autre contrarie et déjoue le sortilège du reflet pour tendre vers des résistances qui appellent à toucher et à être touché. C'est tout un jeu de transfert des poids, d'image, d'affect qui s'organise autour de la lutte physique et de la joute intellectuelle.
Programmation au festival On Marche 5°, à Marrakech. Durée : 30mn
 
DANSE / ERIC LAMOUREUX & HELA FATTOUMI - a bout de souffle le 27/01/2010 à 03:00  - <html> 0 commentaire(s)
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... imminente de la présence de la danse contemporaines au Maroc. Le sol de Marrakech va s'ouvrir sous les premiers pas des danseurs et chorégraphes venus pour porter cet instant. Ainsi au coeur des préparations chacun affirme sa volonté de poursuivre cette poétique du mouvement bien que le festival se retrouve orphelin de ses soutiens et partenaires financiers. Rien ne résistera à cette marche qui désire soulever le plomb de la résignation, de la lâcheté, et de l'incurie du monde., Car c'est de Marrakech que le monde va danser.
On marche 5° Blog
Durée : 40mn
 
DANSE / FESTIVAL "ON MARCHE" 4° - a bout de souffle le 23/01/2010 à 00:46  - <html> 0 commentaire(s)
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Tu ne m'écris plus.
Peut-être que je pensais faux.
Oui, je voudrais entrer dans la fiction avec toi
Qu'importe que je sois recouverte de mots
Puisque tu me déchires quand je te vois.
Puisque tes mains comme tes mots me défigurent
jusqu'à épuiser toutes les formes qui ont accroché ton désir.
Puisqu'il est trop tard que je suis déjà passée ailleurs.

Le jour où je me suis senti étouffée
que pour me soulager j'ai couru à tes pieds
que ce jour- là, je t'ai prié.
Qu'importe si tout se consume à une vitesse inespérée
Qu'importe si tu me bourres de mots et flambes ma peau de papier
Qu'importe si force de mot me plie sous la courbe de tes lignes

Le désastre oui,
La catastrophe, non.
Qu'importe l'écart entre ces mondes.


Durée : 2mn45
Musique : Carlos Alessio, India Song.
Photo : L'étreinte
 
PASTILLES SONORE / CREATIONS RADIOPHONIQUE - a bout de souffle le 31/12/2009 à 17:30  - <html> 3 commentaire(s)
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"Si le monstre est ce qui se mon(s)tre sans se manifester, en supprimant donc la machinerie de l'apparaître, c'est que les monstres, les terrata, les écarts de la nature, affirment une pensée modale de ce qui est"
Boyan Manchev est philosophe, il enseigne à la nouvelle université de Bulgarie à Sofia et assure la vice-présidence du Collège international de Philosophie. Il a publié aux Nouvelles éditions Lignes L'altération du monde et dernièrement aux éditions La phocide La métamorphose et l'instant. Il publie régulièrement des écrits critiques sur la danse.
A partir de la notion d'altération qu'il trouve chez Georges Bataille, auteur dont il s'est infecté, Boyan Manchev tente de penser l'être à partir de son bord ; l'expérience esthétique ; le champ de l'éthique et du politique.
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Une philosophie du mouvement se représentant le corps comme une composition d'instants singuliers, un conglomérat de greffes. Un corps sans puissance pure. Une pensée pour conjurer notre modernité marqué par une condition suresthétique de la production et la vente de modes de vies.
Avec le matérialisme révolutionnaire emprunté à Georges Bataille, Boyan Manchev veut croire en l'existence d'une force de persistance de la matière qui lui interdirait de s'actualiser totalement, c'est-à-dire de se figer dans une forme. Si nous le suivons, la forme ne serait pas un élément stable, mais un mode dynamique indissociable de l'informe. Ses écrits nous donnent des outils pour penser un monde non fini et un corps non immunisé à la puissance transformatrice de l'expérience sensible.
"La vie, c'est l'excès permanent de la vie. La vie - ce qui ne peut jamais être organisé jusqu'au bout : la dés-organisation de la vie."
Durée : 125 mn


Pour nous donner du souffle
 
PENSEE CONTEMPORAINE / BOYAN MANCHEV - a bout de souffle le 03/12/2009 à 15:17  - <html> 0 commentaire(s)
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