Petit enregistrement de rivière à 360° dans une sorte d'amphithéatre naturel creusé par les flots au cours du temps.
(écoute au casque indispensable)
Les illusions optiques sont connues de tous. Qu'en est t'il des illusions sonores ? Certaines illusions sonores ont un parallèle direct avec des illusions optiques classiques, d'autres sont particulieres à l'audition.
La première illusion sonore que je vous propose dans cette rubrique est la bistabilité auditive. Derrière ce nom se cache tout simplement le concept d'attachement de l'audition au premier son perçu. Si l'on entend la sirène d'un camion de pompier, on pourra rechanter a posteriori la sirène en PIN-PON-PIN-PON ou en PON-PIN-PON-PIN selon que l'on a entendu un PIN ou un PON en premier. La notion de bistabilité auditive correspond au cas ou l'audition hésite à choisir entre un PON et un PIN comme son de référence.
Les compositeurs du 20e siècle se sont peu à peu détournés d'une musique qui raconte une histoire pour se concentrer sur une musique des sons et des timbres : c'est le cas de la musique spectrale. On trouve dans la musique spectrale des emprunts aux illusions auditives
L'extrait de l'oeuvre qui va suivre est une pièce de G.Grisey intitulée Stèle, pour deux grosses caisses de concert. Elle utilise de manière assez equivoque la bistabilité auditive rythmique. Ouvrez grand vos oreilles et essayez de trouver une analogie avec des illusions optiques classiques.
Pour inaugurer la rubrique CHEMINS SONORES dédiée aux sons de la nature, commençons par une petite immersion dans l'univers rayé de nos amies les abeilles. Interrogées en plein boulot, ces travailleuses invétérées n'ont su répondre que par bourdonnements. Le printemps s'installe , les livraisons de nectar se font attendre, pas le temps de bavarder, c'est la course !
(écoute au casque conseillée)
La rubrique CIVILISA-SONS sera consacrée à tous les sons témoins de notre époque moderne : avions, trains, gares, frigos, etc
Souvent perçus uniquement comme une nuisance, essayons d' écouter la musicalité qui s'y cache !
Démarrons cette chronique des sons industriels par... un démarrage.









