« l’art est un attentat à la pudeur qui s'exerce chez les aveugles. » J.Cocteau
Une cinquantaine de sorties jet d’encre géantes,
colorées, collées au niveau des passants ; sur un mur,
un arbre, des escaliers...
Elles envahissent une rue, un quartier, une ville...
à la manière d’une "campagne de communication".
Autoportraits photographiques, ces géants de papiers sont volontairement aveuglés d’un bandeau sur les yeux.
Ils déambulent, à tâtons, se cognant, trébuchant, tombant, se tenant pour ne pas se perdre, nus dans les rues d’Avallon.
Ils choisissent, en quelque sorte, de ne rien voir pour donner à montrer.
Et c’est dans une sorte de théâtre de l’absurde que le passant se retrouve dans le rôle du voyeur (celui qui voit sans être vu).
L’autoportrait photographique est lui-même un acte aveugle, voir d’aveuglement momentané.
Notes de Gil Bensmana











