Un travail effectué à partir de l'oeuvre du poète Pierre Garnier avec surtout une composition de Laurent Maza qui va encore plus loin dans l'autonomie du créateur sonore et la déconstruction de l'enregistrement poétique source avec le haché intentionnel qu'occasionne la prise de quelques syllabes répétées dans un dés- ordre de seule facture musicale. (..... Ce travail ne se comprend qu'à la lecture du travail poétique effectué pour la lecture orale à savoir d'oraliser des poésies spatialistes qui ont été écrites à l'origine uniquement pour l'oeil ce qui fut une révélation pour Pierre Garnier. Première étape donc, celle qui fut effectuée sur scène et enregistrée par Laurent Maza. La deuxième étape et deuxième rupture par rapport à la vision première de l'oralisation d'une poésie spatiale, est celle effectuée par Laurent Maza de prendre les syllabes ou seules lettres enregistrées et de jouer avec électroniquement, de découper et permuter à loisir, et d'y ajouter surajouter pourrait-on même dire (sans que cela soit péjoratif ou dépréciatif), un arrière-fond sonore sur la base d'un bruit de vague (au son volontairement "électronique") qui va s'amplifiant crescendo jusqu'à la fin. .....) Il y a le haché premier dû à l'oralisation d'une poésie spatialiste, il y a le haché qui est multiplié, à un deuxième niveau, à la puissance 2 (au carré), dû au travail de l'aléatoire mis en branle par le compositeur sonore qui va jusqu'à l'extrême limite du possible que repousse l'intelligible et le bégaiement humain. -------------------------------------------------------------------------------- "Mer", in Pierre et Ilse Garnier, "Prototypes, Textes pour une architecture", 1965) -----
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