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Revue radiophonique : Arts, Sciences Humaines & Sociales
Sonorités : Entretiens, reportages, pastilles

A propos de la pièce chorégraphique Vu par Aïcha M'Barek & Hafiz Dahou.
Festival de danse "On Marche" à Marrakech, janv 2010, 5° édition

Entre les courbes lumineuses du cuivre et les courbettes, entre la fête et le rire, Vu nous invite à nous glisser et à nous fondre dans la mascarade afin d'en traverser le vernis. Les chorégraphes jouent sur la fascination qu'exercent sur nos sens la lumière dorée, la résonance de la musique, le charme des tissus colorés pour tour à tour nous prendre jusqu'à ce que méprise se fasse. Si bien que nous passons d'un fou rire à un rire jaune lorsque le corps des danseurs s'en va-t-en guerre miroton mirontaine et ne sait quand reviendra mironton mirontaine, et ne reviendra pas mironton mirontaine.
La lumière agit sur nous comme le tissu volant du torero, et cette invitation à la fête se transforme en champs de bataille, le vêtement devient l'armure du combattant et ne laisse au corps que sa fonction de porte manteau, de porte étendard. Ce jeu de marionnettiste est le fil conducteur d'un mouvement et d'une parole soufflée. La marionnette devient le siège critique par lequel passent les tabous. La marionnette occupe cette position privilégiée, c'est un objet par lequel le sujet se dédouble, elle porte des mouvements et des mots qui ne peuvent plus avoir d'origine, si bien que le marionnettiste se défait de sa personne comme sujet juridique et moral et laisse l'objet à la joie carnavalesque.

Entretien réalisé à Marrakech pour le festival On marche.
Photo : Saadi My Mhamed
Durée : 55mn
Sonorité en lien sur A Bout de Souffle, rencontre avec Hafiz Dahou & Aîcha M'Barek lors de la quatrième édition du festival On Marche, janvier 2009
 
DANSES / FESTIVAL "ON MARCHE" 4° & 5° édition Marrakech - a bout de souffle le 05/03/2010 à 21:25  - <html> 0 commentaire(s)
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De la puissance de la multitude à l'économie des affects /// Spinoza - Gabriel Tarde : Aller-retour.

Entretien avec Yves Citton à propos de Spinoza et les sciences sociales, ouvrage sous la direction d'Yves Citton et de Frédéric Lordon, publié aux éditions Amsterdam.

Yves Citton est professeur de littérature à l'université Grenoble 3 Stendhal. Il vient de publier aux éditions Amsterdam Mythocratie. Storytelling et imaginaire de gauche.

Yves Citton est également membre du collectif de rédaction de la revue Multitudes et collabore régulièrement à la Revue Internationale des Livres et des Idées.

Durée de l'entretien : 75mn

 
PENSEES CONTEMPORAINES - a bout de souffle le 02/03/2010 à 17:32  - <html> 0 commentaire(s)
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La genèse du projet WE INSIST se situe dans un point d'extrême tension. Confronté aux manquements techniques lors d'une première collaboration à Madagascar, le trio se noue et pose la question d'une écriture modulable, poreuse à son environnement, ultra contextuelle.
A l'absence d'objet, WE INSIST propose l'incandescence du sujet. Sujet qui brûle, se destitue et se dilue dans un climax permanent. Une chimie électrifiante qui irradie, éblouie et devient surface de réflexion des corps. Ce qui demeure, ce sont ces espaces d'égarement, cette hébétude au monde, à être. Une virgule flottante, un bégaiement épileptique, une machine de guerre déficiente qui persiste, détermine, INSISTE.



On observe deux temps performatifs. Un premier pic, hystériquement gradué. Un signal qui s'additionne pour se clore sur un cut brutal. Un second champ, élaboré dans un silence résigné où seul les frottements et manipulations des micros contacts nous font échos. La performance visible ce soir là, au Théâtre Dar Atafaka, impressionne durablement notre rétine. Une question nous hante, que peux bien raconter une génération promise à la catastrophe ?

Entretien réalisé au festival de Danse On marche 5° édition, Marrakech.
Durée : 110mn
Photos : Saadi My Mhamed
 
DANSES / FESTIVAL "ON MARCHE" 4° & 5° édition Marrakech - a bout de souffle le 14/02/2010 à 17:25  - <html> 0 commentaire(s)
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Entretien avec Dominique Boivin, Cie Beau Geste, à propos du duo chorégraphique "Transport exceptionnel".
Transport exceptionnel est une pièce qui travaille des aller retour entre la terre et le ciel, chaque chose est donnée pour elle même tout comme elle porte en elle un choix plus métaphorique. Ainsi Transport exceptionnel n'est rien d'autre qu'une grosse machine dont le déplacement sur un véhicule nécessite cette appellation ? ce qui est donné ? ce que cette engin soulève comme figure de style, dans sa manipulation avec un danseur, c'est la notion de transport comme élévation.
Comment transformer un matériaux, le faire passer du solide à l'état gazeux ?
Tout le mouvement de la proposition chorégraphique, entre le danseur et la machine, relance les thème de l'idéalité en passant par le mode élégiaque, courtois, puis lyrique. Tantôt la machine se refuse au danseur et le laisse entamer sa complainte tel Ovide suppliant Corinne de lui ouvrir la porte de la maison. Tantôt le danseur prouve sa bravoure à sa belle et se laisse porter par son amour. Il y a tout une palette de l'histoire amoureuse entre ce duo qui semblait antagoniste.
Il y a aussi toute l'histoire de l'homme et de la technique comme celui qui met le monde en chantier, entre le mouvement d'extraction (pillage de la terre, destruction, le monde comme un gruyère) et de construction (investir le monde, l'habiter, le célébrer).
C'est donc une relation qui s'effectue par la passe, la passation des force de la terre à celle de l'homme des forces de l'homme à celle de la machine et de la machine à l'homme.
Entretien réalisé lors de la 5° édition du festival de Danse "On Marche" à Marrakech
Durée : 45mn
 
DANSES / FESTIVAL "ON MARCHE" 4° & 5° édition Marrakech - a bout de souffle le 29/01/2010 à 15:43  - <html> 0 commentaire(s)
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Entretien avec Eric Lamoureux à propos de Danse de Pièze. Duo Chorégraphique d'Eric Lamoureux et d' Héla Fattoumi.
Centre Chorégraphique National de Caen
La pièce est un enchainement de mouvement qui offre à voir la sollicitation et la naissance de la sensualité. Les corps circonscrit sur un tapis conducteur fait de cuivre, sont tantôt un miroir par lequel appréhender ses contours tantôt le miroir déformant qui invite à faire du je un écart. Première image de Narcisse, reflet dans l'eau vers lequel tout le corps se penche. La matérialité de l'autre contrarie et déjoue le sortilège du reflet pour tendre vers des résistances qui appellent à toucher et à être touché. C'est tout un jeu de transfert des poids, d'image, d'affect qui s'organise autour de la lutte physique et de la joute intellectuelle.
Programmation au festival On Marche 5°, à Marrakech. Durée : 30mn
 
DANSES / FESTIVAL "ON MARCHE" 4° & 5° édition Marrakech - a bout de souffle le 27/01/2010 à 03:00  - <html> 0 commentaire(s)
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